October 4, 2022
Variole du singe : pourquoi la détection des cas contacts est à ce point difficile pour les autorités sanitaires ?

l’essentiel Dans un rapport publié ce vendredi, les autorités sanitaires britanniques affirment connaître en ce moment de réelles difficultés pour identifier les personnes cas contacts, qui auraient été infectées par la variole du singe. En France, 91 cas ont été détectés jusqu’à présent. 

L’Organisation Mondiale de la Santé avait prévenu : “Le risque que le virus monkeypox s’implante dans des pays non endémiques est réel”, affirmait la semaine dernière le directeur général de l’agence, qui invitait les différents pays dans lesquels des cas de contaminations à la variole du singe avaient été détectés à mettre en place un dispositif de surveillance sur la durée.

Oui, mais voilà : ce travaille de traçage s’annonce particulièrement complexe pour les autorités sanitaires. La preuve chez nos voisins Outre-Manche. L’agence publique de sécurité sanitaire du Royaume-Uni (UKHSA) affirme rencontrer de grandes difficultés dans sa recherche des cas contacts. La raison ? “La plupart des cas confirmés ont signalé avoir eu des contacts sexuels avec des partenaires nouveaux ou occasionnels”, expliquent les autorités sanitaires britanniques ce vendredi 10 juin. L’UKHSA affirme également que les personnes contaminées ne connaissent pas forcément les coordonnées de leur(s) partenaire(s) sexuel(s). L’agence publique va ainsi inviter les services de santé sexuels, les établissements de type saunas, et les applications de rencontres à collaborer avec les autorités.

En Angleterre, 320 personnes ont été contaminées par la variole du singe. Seulement trois femmes sont concernées. Par ailleurs, 152 personnes infectées affirment avoir eu des relations sexuelles avec des hommes. En France, 91 cas d’infections ont été recensés. “À ce jour, comme dans les autres pays d’Europe, ces cas sont survenus majoritairement, mais pas exclusivement, chez des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH), sans lien direct avec des personnes de retour de zone endémique, explique Santé Publique France. La majorité des cas rapporte des partenaires sexuels multiples. La plupart des cas investigués déclarent ne pas pouvoir identifier la personne qui les aurait contaminés.”

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